Chronique- My Dying Bride: Songs of darkness…Words of light.

La constance. En voila une qualité qu’on a beaucoup de mal a retrouver dans le monde de la musique, alors si en plus on y adjoint le renouvellement les élus sont rares mais pas inexistants, “My Dying Bride” est l’une de ces entités marquées du sceau du génie créatif. Après un “The dreadfull hours” qui aura marqué les esprits par sa violence et sa mélancolie on attendait beaucoup de ce “Songs of Darkness, Words of light”. Dès le premier contact avec l’objet on est saisi par le “pathos” de la cover, étrange sculpture pris au piège dans un rictus angoissé, ayant perdu a jamais son âme (“les yeux sont la porte de l’âme”) , les ailes brisées….
De manière général on peut dire qu’il se dégage une aura torturée de ce disque, mais d’une manière assez étrange il semble être divisé en 2 parties assez distinctes, en fait il y a une sorte de fil rouge allant de “the wreckage…” a “The prize of beauty” mais après quelque chose se casse l’ambiance change radicalement pour apporter davantage de confusion que de douleur. Le combo anglais nous sert un doom-death très mélancolique ou Aaron utilise presque aussi souvent le chant hurlé que le chant clair, d’ailleurs il est intéressant de constater qu’il ajoute un nouveau registre a ses prestations, quelque part entre le growl classique et un hurlement plein d’affliction. Une des grandes force de MDB reste la composition, pourtant on semble ici revenir a quelque chose de plus linéaire ( le sublime “the wreckage of my flesh” un des fleurons du disque reste extrêmement simple), il n’y aura point de “She is the dark” ou autre exemple de structurations complexe,  la le sextet joue davantage sur la prod qui pour le coup est exemplaire, car chaque morceau bénéficie d’un son très particulier, à ce niveau la 2ème partie du disque utilise au mieux ce travail énorme au niveaux des effets, tous ces larsens et autres bruits étrange semant la confusion chez l’auditeur.

En fait le plus impressionnant dans ce disque est son ambiance, ou colère et souffrance dansent dans un Balai à la fois touchant et excessif. La mélodie sombre de “the wreckage of my flesh” plombe l’ambiance et nous rappelle que MDB reste un groupe de doom, on sent presque vibrer les cordes de la guitare principale, pendant qu’Aaron après une intro pleine de hurlements affectés déroule de sa voix toujours au bord de l’abysse une sorte d’hymne a la mélancolie aussi beau que dérangeant. “The prize of beauty”  nous étonne avec sa première partie dans la plus pur tradition Doom-death avant de plonger dans une mélopée intimiste. “My wine in silence” traduit bien l’intention du groupe de surprendre, car après un début de morceau pouvant rappeler un ballade assez banale, on finit sur tout autre chose donnant du corps au morceau.

Avec un peu de recul on se rend compte (encore une fois) du caractère unique de cet album qui n’a rien avoir avec le précédant ni avec le suivant mais qui pourtant porte partout en lui l’âme de “My dying bride”

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