Chroniques-Heaven in her arms: Erosion of the black speckle

https://oniromancie.files.wordpress.com/2016/11/ef9cd-heaveninherarms.jpg?w=300&h=266Etre japonais, faire du screamo, orienter son projet  vers des influences post-rock le tout en se forgeant une véritable identité doit être très compliqué depuis qu’un certain « Envy » s’est permis de redéfinir le genre et de s’imposer au delà même de cette sphère. C’est le pari risqué des nippons de « Heaven in her arms ». « Erosion of the black speckle » est leur premier LP mais ils n’en sont pas a leur coup d’éssai, deux démos plutôt corrosives existaient déjà.

Car inutile de le nier les influences sont la, on retrouve les compos binaires propres a « Envy » mais d’une manière bien moins systématique et prévisible, du coup le groupe réussit a émerger avec un projet coherent et varié, juxtaposant les compos aériennes très post-rock aux morceaux très hardcore, en integrant les pistes plus classiques ou break et furie se succèdent dans une construction épileptique. Ce qui fait vraiment la valeur ajoutée d’ »HIHA » réside, je pense, dans les vocaux; en effet ceux ci dans les phases hurlés sont bien plus haut que ce qu’on a l’habitude d’entendre, si bien que ceci donne quelque chose de très électrique et nerveux a la musique. On a moins la sensation d’intense tristesse que l’on perçoit généralement dans ce genre pour laisser la place a quelque chose de plus frénétique; pas haineux, non jamais, mais clairement plus vindicatif et colérique.

 

Cette frontalité des vocaux ne dispense pas le groupe de compositions très riches, souvent progressives et allant bien au dela du simple schéma a la « Envy ». Le chanteur a aussi souvent recours a d’autres registres que le hurlement ; du spoken word de qualité mais aussi des passages très punks, et pas mal de moments ou le chant hurlé est « éloigné » du micro ce qui donne une dimension supplémentaire, comme si ces émotions tentaient en vain de se dissimuler; elles sont si intenses que même les yeux fermés leur lumière est aveuglante. Au fur et a mesure des écoutes on se rend compte que ce disque est loin d’être une simple redite de la disco d’ Envy  il a son cachet propre et permet de vivre une éxperience finalement inédite, tant la rudesse du hardcore et la mélancolie du postrock se cotoient sous l’attention bienveillante de la voix écorchée du frontman

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