Chroniques-Pensées Nocturnes: Vacuum

on présente souvent les grandes villes comme des creusets culturels, mais on évite  de parler de la solitude omniprésente. En choisissant son artwork, Vaerhon (unique membre du projet) nous emporte dans un dédale musical à l’image de ces citées si éclectiques, en conservant l’expression de l’apathie et de l’affliction la plus intense sous des formes variées et étonnantes. “Pensées Nocturne” officie dans un DSBM proche de “Gris” ou “Sombres forets”, sa particularité étant d’avoir une musicalité s’affranchissant des codes et conventions du genre pour aller plus loin. En effet ici nul morceau de 18 minutes avec 2 ou trois riffs lancinants répétées jusqu’à la nausée, non ici on va varier les plaisirs, tout d’abord sur le plan instrumental.

on compte de nombreux instruments et claviers dans les compositions, outre le piano on a quantités de cuivres, certains plans rappelant “Pink floyd”. Bien sur les guitares sonnent DSBM, c’est a dire comme des nappes de brouillard, mais distillées avec parcimonie. Sur le plan structurel Vaerhon réussit le tour de force, pour le genre, d’avoir des compos suffisamment aérées pour donner aux blasts et aux hurlements une puissance  renforcée par leur non omniprésence. Ahhh les vocaux, voici une pierre angulaire de l’oeuvre, a l’image de “Gris” il s’agit d’un hurlement ou suinte une tristesse et une souffrance qui saisissent l’auditeur au plus profond de lui même,  comme si toutes nos peurs refoulées faisaient irruptions face à nous, il s’agit d’une expérience vraiment unique et profonde.

Certains morceaux sont vraiment surprenant, on pensera notamment a “Coup de bleus” qui mêle blues et DSBM d’une manière convaincante, avec une improvisation au piano apportant encore une dimension supplementaire au disque. De même “Epitaphe” ose la voix clair, pari très risqué et à mon gout réussi. D’une manière générale les blast et les riffs “classiques” DSBM sont amenées par de longues intro souvent extrêmement mélodiques avant une explosion qui magnifie ce qui deviendrait banal au bout de 20 minutes.

malgré toutes ses qualités, on sent encore qu’il s’agit d’un premier disque ( la marche funèbre n’est peut être pas du meilleur gout), on sent que certains riffs auraient pu être encore mieux amenés ou certains passages plus cohérents. Mais ne nous y trompons pas, il s’agit clairement d’un disque majeur du genre permettant d’ouvrir de nouveaux horizons dans un milieu trop souvent renfermés sur ses codes et ses valeurs. Un point reste important, la qualité de la production, on sent qu’un soin tout particulier a été apporté, et le cliché d’un DSBM nécessitant une prod crade pour émouvoir s’émousse de plus en plus et c’est tant mieux.

En conclusion, on peut dire qu’on attend vraiment le nouvel opus arrivant dans nos rayons en Mars 2010 et qui d’après le principal intéressé serait plus complexe et moins facile (!) d’accès. Wait and see.

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